Le stress est un phénomène normal, utile et nécessaire au bon fonctionnement physiologique et psychologique de la personne. Telle la fièvre, il permet de réagir et de faire face à des agressions, à de trop fortes tensions.
Il devient néfaste – pathogène – lorsque la fréquence ou l’intensité des phénomènes qui le génèrent, altèrent les mécanismes naturels d’adaptation provoquant, ainsi leur débordement.
La dépendance des personnes à des substances ou à des pratiques pose avec acuité la question, d’une part, du regard nécessairement subjectif et, d’autre part, celle de ses moyens d’intervention en un contexte donné.
Précédant en terme d’importance numérique les Risques Psycho-Sociaux (RPS), les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) représentent aujourd’hui en France les trois quarts des maladies professionnelles reconnues. L’un et l’autre sont ainsi considérés par tous comme une préoccupation première en terme de santé au travail.
C’est ainsi qu’au-delà d’un enjeu économique pour la structure et la société, il en va d’un enjeu de santé publique. Néanmoins, malgré les différentes actions menées en terme de prévention, la courbe de reconnaissance des TMS comme maladies professionnelles ne cesse de croître. En effet, les actions menées semblent buter contre une double réalité : celle de la volonté et des moyens de l’employeur, réalité indissociable de celle de la volonté et de l’implication de l’employé.